AMIANTE

Qu’est-ce que l’amiante ?

L’amiante ou asbeste (en vieux français) est un terme désignant des minéraux à texture fibreuse ou asbestiforme. Ce sont des silicates magnésiens ou calciques hydratés, ayant des propriétés réfractaires. L’amiante offre des résistances élevées à la chaleur, au feu, à l’étirement, aux agressions électriques et chimiques. L’amiante a également un très fort pouvoir absorbant. C’est aussi un parfait isolant thermique et électrique. Les grecs l’utilisaient déjà voilà 2000 ans pour la confection des mèches des lampes à huile, d’habits funéraires ou de tissus.

Nommé Asbestos, qui signifie en grec «indestructible», il prenait égalementle nom de Chrysotile qui signifiait «fibres d’or». L’amiante se trouve dans la nature, dans des gisements naturels. L’amiante se divise en deux groupes minéralogiques .

Le groupe « Serpentine » et le groupe  des « Amphiboles ».

La Chrysotile compose le groupe Serpentine, alors que les Amphiboles sont constituées par l’Amosite, la Crocidolite, l’Actinolite, la Trémolite et l’Anthophylitte. Par le fait de ses propriétés remarquables, l’industrie, dès le 19ème siècle, l’utilisa à très grande échelle. Dans le secteur du bâtiment, on le retrouve dans de nombreuses applications. Revers de la médaille, inhalé, sous forme de fines poussières, l’amiante est un véritable poison causant des maladies très graves (cancer du poumon,  l’asbestose, le mésothéliome, en autres).

Maison de l’amiante en 3D de la SUVA

 

L’amiante dans les habitations

Depuis 1989, l’amiante fait l’objet d’une interdiction générale en Suisse. Si les bâtiments construits avant cette interdiction (et avant l’échéance des délais transitoires) contiennent des produits à base d’amiante, ils représentent un risque pour la santé. En effet, chaque action mécanique est dangereuse parce que l’objet poncé, percé, fraisé, brisé ou scié peut libérer de grandes quantités d’amiante. Par contre, la plupart des produits de construction ne représentent qu’un risque minime s’ils sont utilisés normalement. Ainsi les produits en fibrociment qui renferment de l’amiante (p. ex., les grandes plaques de construction, l’ardoise utilisée pour les toits et les façades ou les panneaux ondulés) sont inoffensifs aussi longtemps qu’ils ne sont pas travaillés. Certains éléments sont problématiques, notamment les isolations en amiante floqué, les isolations en carton d’amiante fixées sous les rebords de fenêtres ou derrière les radiateurs ainsi que les garnitures ignifuges des portes. Dans ces cas, la moindre manipulation peut contaminer l’air ambiant. Les brochures « Amiante dans les maisons » et « Amiante – Tout ce que vous devez savoir en tant que propriétaire » vous fourniront de plus amples informations sur les produits de construction pouvant contenir cette substance, comme les revêtements de sols, les isolations de conduites, les dalles d’isolation phonique ainsi que sur le risque qu’ils représentent. De plus, ces documents vous expliquent les différentes étapes qui vous permettront de réussir votre assainissement lorsque vous pensez être exposé à l’amiante.

 

Propriétaires : prudence lors de rénovations

Les propriétaires sont responsables de la sécurité et de l’état sanitaire de leurs bâtiments. Si l’un d’eux est susceptible de contenir de l’amiante, il faudrait procéder aux vérifications correspondantes avant d’entamer des rénovations ou de confier des travaux à des artisans. Il convient de prendre des mesures de protection lors de toute action entreprise sur des produits de construction contenant de l’amiante, même s’il s’agit de petites réparations ou de travaux de maintenance. Il est souvent nécessaiere de faire appel à des entreprises spécialisées dans les travaux d’assainissement. Des vérifications faites bien à l’avance, même si aucune rénovation immédiate n’est prévue, permettent non seulement de mieux planifier des rénovations futures, mais également de détecter les risques pris par les habitants et de prendre les mesures adéquates. En cas de soupçon précis, il convient souvent de procéder à une analyse de matériaux dans un laboratoire spécialisé.

Source: Confédération Suisse